Des élèves au cœur de la refondation

Comme cela était affirmé dans la loi d’orientation de 1989, pour l’UNSA Éducation et ses syndicats, il faut replacer l’élève au coeur du système éducatif et faire de lui un acteur majeur d’une École refondée.
Cela nécessite de se rappeler qu’avant d’être un élève, il est un enfant ou un jeune, qu’il doit être accompagné dans son « métier » d’élève et que le temps éducatif de l’École doit s’articuler aux autres temps d’éducation et de vie.

Des rythmes éducatifs adaptés
La prise en compte des temps de l’enfant et au sein de ceux‐ci des temps éducatifs est une nécessité.
Au‐delà de la gestion du calendrier scolaire, des changements importants doivent être réalisés sur :

  • les contenus d’enseignement ;
  • l’organisation du temps de travail des élèves.

Il est tout d’abord essentiel d’inscrire le temps scolaire dans son articulation avec les autres temps de vie de l’enfant. En particulier il faut prendre en compte les temps dits périscolaires (qui pour certains enfants sont aussi voire plus importants que le temps passé à l’école). Ainsi, si la gestion des temps
concerne l’école, elle concerne aussi les parents, les associations d’éducation populaire, sportives et culturelles. Les collectivités territoriales y jouent un rôle important mais un cadre national demeure nécessaire et l’État par ses différents ministères concernés (Éducation nationale, Éducation populaire
et sports, culture) doit prendre toute sa place.
La question des rythmes interroge certes les temps mais aussi les modes d’enseignement.
L’utilisation de différentes démarches pédagogiques permet de solliciter différemment les élèves au cours de la journée et donc de mobiliser leur attention, leur énergie et leurs perceptions de manière complémentaire et équilibrée. Ceci est une manière de lutter contre la monotonie, le décrochage ou la fatigue. Mais ceci nécessite une formation pédagogique de tous les enseignants quel que soit leur niveau d’enseignement.

Une école attentive à la santé des élèves
Il s’agit de prendre en compte la diversité des personnels nécessaires au bon fonctionnement du système éducatif :

  • le système éducatif ne se limite pas aux enseignants, il nécessite des professionnels spécialisés, formés, reconnus ;
  • le rôle des médecins de l’Éducation nationale, infirmiers, éducateurs de santé et personnels de service social est essentiel pour une articulation efficiente entre les tous les acteurs.

Un accompagnement efficace pour les élèves en situation de handicap
La fédération UNSA Éducation a pris position, seule ou avec d’autres organisations de l’éducation, pour le droit à la scolarisation des enfants en situation de handicap. Au‐delà de l’augmentation du nombre d’élèves scolarisés, effective depuis plusieurs années, ses demandes fortes portent sur les conditions de la scolarisation, tant du point de vue des élèves que des personnels.
La situation de handicap requiert une équipe pluriprofessionnelle permettant de mettre en place le projet personnalisé de scolarisation en articulation avec les MDPH et d’en assurer le suivi, aussi bien en milieu scolaire ordinaire que dans les structures scolaires insérées dans le secteur médico‐social.
Les enseignants référents assurent des missions d’accueil, d’information, de conseil, de médiation, tant auprès des familles que des équipes éducatives. Ils s’appuient sur le diagnostic et l’expertise des médecins de l’Éducation nationale et les évaluations des psychologues scolaires, assistants sociaux et infirmiers.
Le droit à la scolarisation implique que chaque école, établissement puisse accueillir des élèves en situation de handicap.
Un effort considérable est nécessaire en matière de formation initiale et continue des enseignants, comme de tous les personnels d’éducation.
Pour les élèves handicapés, la loi de 2005 doit être appliquée et le droit à compensation doit être garanti, de façon équivalente sur tout le territoire, par l’attribution des moyens financiers et humains nécessaires (pédagogiques, éducatifs, thérapeutiques et rééducatifs).
Rien ne sera possible sans le soutien des personnels. Ils doivent être accompagnés car une éducation inclusive exige des changements profonds dans les conceptions, les attitudes, les contenus, les pratiques, les systèmes d’évaluation et l’organisation des écoles et des établissements.

La vie scolaire et l’éducation à la citoyenneté
Parmi les compétences qui doivent être développées tout au long de la scolarité, celles qui permettent le « vivre ensemble », le « faire société », de prendre une place active dans le monde qui nous entoure afin de pouvoir le transformer sont particulièrement à valoriser.
Cet apprentissage de la citoyenneté passe certes par l’appropriation de contenus, mais s’acquiert essentiellement par la pratique. Aussi les établissements scolaires se doivent d’être des lieux de citoyenneté favorisant les actions et démarches collectives, les prises de responsabilité et d’initiatives, les différentes formes d’expressions.
Dans les instances et conseils dans lesquels ils siègent, les représentants des élèves doivent être pris au sérieux, avoir une véritable place et un réel pouvoir. Ils doivent bénéficier de formation, de temps et d’espace pour rendre compte de leurs actions et construire collectivement leurs mandats.

N’hésitez pas à visiter le site de la Refondation et à donner aussi votre avis individuellement ici.

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