Pour une École de la réussite : 4 piliers pour ancrer la Refondation

Faire de notre École celle de la réussite de toutes et tous, telle est la volonté de l’UNSA Éducation et ses syndicats.

Cette refondation de l’École doit s’inscrire dans la durée. La loi et ses textes d’application doivent acter, dès aujourd’hui les perspectives de changement même si certaines d’entre elles ne seront mises en oeuvre que de manière progressive ou décalée.
La place des enfants et des jeunes doit être centrale. Leur épanouissement et leur émancipation sont au coeur de nos ambitions.
Pour nous, la réussite de ces objectifs passe par des incontournables. Ils doivent être les piliers sur lesquels se construit la refondation.

1/ Un engagement de réussite dans une architecture renforcée

– La scolarité obligatoire est construite sur un socle commun de connaissances et de compétences rénové. Celui-ci est un engagement de réussite pour tous. Il est un contrat passé entre la Nation et les jeunes.
– Le prolongement de la scolarité se réalise dans des parcours adaptés et modulaires articulant bac -3/bac +3. S’il est concevable de prendre en compte l’actuelle mise en oeuvre de la réforme du lycée, il est indispensable que la loi en fixe les principes et l’inscrive dans un calendrier cohérent avec la mise en oeuvre du socle commun rénové.
– Dans ce processus de réussite qui nécessite de rendre l’élève acteur de sa scolarité, l’orientation doit devenir une démarche positive et être moins précoce (classe de 2nde). Elle doit faire l’objet d’une formation et d’un accompagnement.

2/ Des personnels formés, agissant en équipe, garant des continuités éducatives

– la mise en oeuvre d’une formation professionnelle initiale et continue pour l’ensemble des personnels éducatifs avec des modules de formation commune communs. Cela implique pour les enseignants une reconstruction avec une cohérence entre missions, formations et concours de recrutement.
– le renforcement de la dimension éducative des missions des personnels et du travail en équipe
la continuité de l’accompagnement des élèves par les personnels enseignants mais aussi médicosociaux avec la création d’un corps de psychologues de l’Education nationale (1er – 2nd degrés et université) afin d’éviter les ruptures particulièrement entre structures (école/collège ; collège/lycée ; lycée/ enseignement supérieur)

3/ Les EPLE et réseaux du socle (écoles et collèges), des espaces de changement inscrits dans leur territoire

– La construction de la carte scolaire est un levier qui doit permettre une mixité des publics scolaires et favoriser la disparition des zonages discriminants. Si l’École n’est pas responsable des clivages sociaux, économiques et culturels des territoires, elle se doit de ne pas les renforcer, mais, au contraire, permettre les mélanges, les diversités dans les classes, les écoles, les établissements.
Des marges d’autonomie pour les établissements et les écoles sont indispensables afin d’adapter dans un cadre national leurs projets à leurs spécificités.
– Les structures scolaires doivent davantage s’ouvrir sur leur environnement, inscrivant les projets d’école et d’établissement dans des projets éducatifs de territoire impliquant l’ensemble des acteurs éducatifs (différents services de l’État, collectivités territoriales, associations…) au coeur desquels la question de l’articulation des temps éducatifs doit être prise en compte
– Cette complémentarité éducative entre les différents acteurs implique la responsabilité de plusieurs décideurs (l’État, les collectivités territoriales…). Sa cohérence nécessite :
o que l’État assure –comme il le fait pour le temps scolaire- un accompagnement pédagogique du hors scolaire. Les personnels techniques et pédagogiques en éducation populaire et en APS doivent être en charge de cette mission ;
o que des conventions tripartites soient établies entre les EPLE, l’État et les collectivités territoriales.

4/ Une éducation pour s’émanciper et vivre ensemble

– La valorisation des réussites de tous les enfants et des jeunes, au-delà du disciplinaire s’appuie l’acquisition des compétences. Ce dépassement des seules disciplines tend à favoriser, chaque fois que possible, les dimensions inter, pluri et transdisciplinaires. L’apport du numérique peut –entre autres- accompagner cette approche décloisonnée.
Une éducation citoyenne passe par une implication plus grande et plus autonome des enfants et des jeunes dans leurs démarches d’apprentissages et de construction. La démarche de projets, le recours à une pédagogie active, coopérative, la prise en compte des aspects artistiques et culturels, de l’éducation à la santé, à l’environnement, aux médias l’accès aux modes d’expression et de création sont autant de vecteurs du développement de cette dimension citoyenne
– Parce qu’elle est un lieu de vie et d’apprentissage au vivre ensemble, l’École doit être une école inclusive. La différence doit être une chance, la réussite de tous un défi collectif.

La mise en oeuvre de la refondation nécessite un suivi, aussi nous demandons qu’un rendez-vous annuel de la réforme ait lieu (par exemple dans le cadre du CSE) afin de permettre de faire le point sur son avancée, d’évoquer les obstacles rencontrés, les perspectives de mise en oeuvre.

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