Les enjeux de l’apprentissage

medium_5416463628Pour les pouvoirs publics, l’apprentissage sert à lutter contre le chômage, tout en favorisant l’insertion professionnelle. Il constitue à la fois une solution alternative au système scolaire classique, en permettant de lutter contre le décrochage scolaire, et un palliatif au chômage.

La situation dégradée de l’emploi depuis trente-cinq ans – le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse 25% en France – est ainsi à l’origine d’une dynamique, en faveur de l’apprentissage. Mais le frein principal au développement de l’apprentissage reste le nombre d’entreprises ou d’organismes en capacité d’accueillir des apprentis.

Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics de droite comme de gauche ont donc mis en place politiques et outils pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

• 2005 : loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École
– Le développement de l’apprentissage devient une priorité gouvernementale ayant pour objectif de porter le nombre d’apprentis de 370 000 à 500 000 en 2010.
– L’installation d’unité de formation autonome (UFA) est prônée dans tous les établissements d’enseignement de l’Éducation nationale pour développer l’apprentissage dans le secteur public : objectif fixé de 8 % d’apprentis formés en EPLE (Établissements publics locaux d’enseignement).
– Le but assigné à l’apprentissage est d’améliorer l’emploi et de conforter la cohésion sociale en proposant d’autres voies de formation aux élèves en échec et/ou ne se retrouvant pas dans le système éducatif actuel.
• 2006 : loi sur l’égalité des chances (dénoncée par tous les syndicats d’enseignants)
– L’apprentissage junior remplace les classes d’initiation préprofessionnelle en apprentissage.
– Le but de ces classes est de préparer des jeunes à des formations en alternance.
• En 2011 : « loi CHERPION »
– Cette loi affiche l’ambition d’atteindre, en 2015, près de 800 000 apprentis.
– L’objectif est « le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels ».
– L’apprentissage est ouvert aux entreprises intérimaires et donne la possibilité d’entrer en apprentissage, dès 15 ans, par le dispositif d’initiation aux métiers de l’alternance (DIMA).
•  En 2012 : pacte pour la compétitivité de l’industrie française de Louis GALLOIS
Ce rapport insiste sur le rapprochement avec les entreprises : « (…) il appartiendra aux entreprises de développer leurs actions d’apprentissage et de professionnalisation : nous proposons le doublement du nombre de formation par alternance sur le quinquennat (…) Les expériences particulièrement riches de structures associant formation initiale et formation continue devraient être multipliées dans les lycées professionnels techniques comme dans les universités (…) »

Crédit photo : Alain Bachellier via photopin cc

 

Vous pouvez télécharger le dossier complet en format pdf ici : «Questions d’Éduc» n°7

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