PsyEN du 2nd degré : une bipolarité en question

Issue de la spécialité « Éducation, développement en conseil en orientation scolaire et professionnelle », le PsyEN EDO exerce auprès des collégiens, des lycéens et des étudiants. Nécessairement diplômé de psychologie, il conserve néanmoins un rôle de conseil en orientation scolaire et post-scolaire qui confère à sa mission une certaine ambiguïté.

 Le référentiel

Le référentiel des connaissances et des compétences professionnelles des PsyEN s’exprime en sept axes, dont « l’accompagnement spécifique des élèves dans l’élaboration de leur projet d’avenir et d’un conseil en orientation ».

Mais le psyEN peut aussi conduire des entretiens psychologiques, notamment d’ordre clinique, « permettant d’apporter une réponse adaptée à une problématique soulevée par un élève ou par son environnement (famille, équipes éducatives) ».

Le psyEN est ainsi à même d’ « apporter [son] expertise dans la prise en compte des problématiques spécifiques de l’adolescence (difficultés scolaires, mal-être, troubles du comportement, etc.) ». Le référentiel, sans ambiguïté sur la forme, soulève la question du caractère hétérogène de la double compétence du psyEN, tenu d’associer l’orientation aux filières et métiers à l’écoute d’ordre psychologique.

Le poids de l’histoire

En 1991, les conseillers d’orientation deviennent « psychologues » (COP), spécialisant le corps de métier jusqu’à exiger aujourd’hui l’obtention d’un master de psychologie. Aussi, la bipolarité entre conseil en orientation et psychologie se renforce et développe un certain tiraillement au sein de ces praticiens qui ne sont pas forcément entrés dans le métier avec la même envie professionnelle.

Entre ces deux axes,

« Nous sommes tous psychologues mais nos différences tiennent à la raison qui nous a fait entrer dans le métier » confirme Sophie Giaretti, PsyEN EDO à Lille et conseillère nationale PysEN à l’UNSA. D’où « ce mal-être de la profession qui subsiste à ne pas toujours savoir quelle place tenir au sein des établissements ».

Pour une reconnaissance des enseignants

Cette ambiguïté qui entraîne un manque de clarté vis-à-vis de l’extérieur est un vrai défi.

Alors qu’au collège, la relation avec les enseignants semble plus clarifiée du fait d’une réforme déjà bien installée, au lycée, du fait de la prise en charge récente de l’orientation par les professeurs principaux, « certains se demandent ce que nous faisons là », assure Sophie Giaretti.

Et de prôner « un travail en partage » avec les enseignants pour mieux faire connaître la mission du PsyEN, car « la perception [du] métier dépend beaucoup de la manière avec laquelle [il] travaille dans l’établissement ».

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