Cultiver l’empathie dès le plus jeune âge

Instruire et éduquer sont les deux faces d’une même pièce, indissociables. La qualité de la relation entre les personnes est déterminante.
La transmission de savoirs, savoir-faire, savoir- être, est une affaire humaine, entre des personnes porteuses d’émotions, de culture, de comportement, d’histoires singulières.

Dès le plus jeune âge, les expériences de lien social serviront à maintenir la cohésion de la société.
Pour cela, vivre ensemble ne suffit pas, il faut apprendre à se reconnaître et s’accepter les uns les autres. Et si on ajoute la notion de fraternité, il faut aussi apprendre à se soucier les uns des autres, au-delà d’un cercle proche, familial. Ce n’est pas inné, cela fait partie des processus de socialisation, à l’école, et dans tous les autres
groupes que rencontrent un enfant. Il s’agit de « cultiver l’empathie » pour y parvenir.
C’est l’invitation que nous font Omar Zanna et Bertrand Jarry dans leur ouvrage éponyme.

Avoir le sens de l’autre comme éthique


La société actuelle est dépourvue de grandes transcendances comme par le passé, qu’elles soient religieuses ou politiques. Ce qui permettait de rassembler largement autour d’une idéologie.
Les valeurs de notre République sont seules en capacité de créer ce lien et de faire l’unanimité. Parmi celle-ci, la fraternité, est souvent passée sous silence, comme si elle s’attrapait à la naissance ! Elle mérite aussi qu’on la voit sous un angle éducatif.

Pour devenir fraternel, il faut avoir le sens de l’autre comme éthique.
L’éducation à l’empathie vise cet objectif. Car l’empathie, c’est la disposition à se mettre à la place d’autrui sans s’y confondre. C’est différent de la compassion, de la sympathie, de la bienveillance.
Être empathique suppose de prendre en compte les émotions d’autrui.

l’école, une très grande place est faite à la cognition. C’est encore trop souvent le royaume du contrôle, de la maîtrise, axé sur les savoirs disciplinaires.
Et pourtant, dans tout groupe humain, enfants, jeunes et adultes, il y a de fortes charges émotionnelles à chaque fois que l’exposition de soi est en jeu. Il est donc nécessaire de cesser de les ignorer pour développer cette éthique de l’autre.

Proposition didactique et ancrage pédagogique


Omar Zanna et Bertrand Jarry ont expérimenté avec des équipes éducatives de collège et d’écoles une proposition didactique pour amener à cultiver l’empathie.

« Créer de manière régulière et répétée les conditions pédagogiques et la mise en scène collective des émotions partagées pour solliciter l’empathie émotionnelle, cognitive en passant par l’éprouvé des corps ».
Ils proposent de nombreux rituels à exercer en groupe, inspirés de techniques pédagogiques venues de la relaxation, de l’écoute, de la coopération. Mais aussi, des séquences d’apprentissages qui impliquent le corps et les émotions, aussi bien pour apprendre les tables de multiplication, que pour réciter de la poésie ou écrire sans erreurs orthographiques.
À toutes celles et ceux qui cherchent à allier théorie et pratique, nous recommandons cette lecture.

Vous pouvez télécharger gratuitement le « Questions d’Éduc »: Comment faire vivre les valeurs de la République? en cliquant sur le lien :

https://www.unsa-education.com/Questions-d-Educ

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s