Lorsque des jeunes s’emparent d’un sujet d’actualité : #amoursansviolence

Le projet #amoursansviolence a été initié par les réseau associatif des CIDFF de la région Centre Val de Loire, financé par le ministère délégué aux droits des femmes et à l’égalité et la Région Centre-Val de Loire et travaillé en collaboration avec l’équipe des jeunes du CRJ Centre Val de Loire.

A l’Unsa Education, nous considérons que les actions de ce type gagnent à être connues pour faire évoluer l’éducation des jeunes et promouvoir des actions entre pairs.

Qu’est-ce que les CIDFF ? :

Les Centres d’Informations sur les Droits des Femmes et des Familles sont des associations loi 1901, exerçant une mission d’intérêt général. Leurs objectifs sont de promouvoir l’Egalité entre les femmes et les hommes, informer les femmes et les familles sur leurs droits, favoriser l’autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes et lutter contre les violences faites aux femmes et les préjugés sexistes.

Qu’est ce que le CRJ centre val de Loire :

C’est une assemblée rassemblant des jeunes de 15 à 27 ans tirés au sort pour un mandat de 2 ans. Le tirage au sort s’effectue selon un algorithme simple : – 50 % de filles et 50 % de garçons – 1/3 de lycéen.e.s/apprenti·e·s, 1/3 d’étudiant·e·s et 1/3 de jeunes en vie active.

Le but est de devenir acteur de sa région en s’engageant sur des projets collectifs pour l’intérêt général et le bien commun afin de comprendre le fonctionnement des  institutions et des politiques régionales. Les jeunes peuvent proposer , se former, réfléchir, s’exprimer, dialoguer, débattre, imaginer des actions sur des différentes thématiques comme l’environnement , le numérique, l’emploi, le transport, la mobilité, l’égalité. L’objectif final est d’apprendre à exprimer ses idées et à les défendre et de rencontrer les représentants des institutions et du monde du travail.

Dans le projet #amoursansviolence, le Centre d’Information Des droits des Femmes et de la Famille a proposé aux jeunes du CRJ de collaborer pour créer une campagne de sensibilisation aux violences dans les relations amoureuses.

Quatre vidéos, présentent des situations de jeunes couples dans laquelle une relation d’emprise s’installe ou s’est installée. On y voit les 4 phases du cycle des violences s’y dérouler.

Les jeunes du CRJ ont travaillé avec une psychologue, des techniciens en stop motion, une illustratrice et l’association du CIDFF.

Une formation sur l’emprise amoureuse et le cycle des violences a été proposée aux jeunes en amont.

Selon le site du CIDFF : « L’emprise, c’est le résultat d’une relation inégalitaire, dans laquelle un.e partenaire ou ex-partenaire adopte à l’encontre de l’autre des paroles et comportements agressifs violents et destructeurs qui visent à contrôler et à dominer l’autre, à prendre le pouvoir dans la relation. On parle alors de violences conjugales ou de violence dans les relations amoureuses.

La violence dans les relations amoureuses se traduit par 4 phases bien distinctes qui s’enchaînent les unes aux autres et permettent à l’auteur.e des violences d’instaurer et de maintenir une emprise sur la victime : la tension, la crise, la justification et la lune de miel. C’est ce qu’on appelle le cycle des violences. Il se répète et s’accélère dans le temps. Il peut se dérouler sur plusieurs mois, années, ou parfois se répéter plusieurs fois au cours d’une seule journée. »

@Diglee
autorisation d’utiliser l’illustration

Nous avons rencontré Mattis 17 ans l’un des jeunes qui a collaboré dans le projet.

Qu’est ce que ca t’a apporté dans ta vie de lycéen de participer à ce projet ?

« Avant de réaliser les vidéos nous avons participé à une formation. Nous avons eu un apport de connaissances de qualité. En choisissant ce projet, c’est comme un engagement pour être respecté, se faire respecter et respecter l’autre »

Quels sont selon toi les points forts de cette campagne ?

« Le format vidéo en stop motion est idéal pour notre génération. Par rapport à la tranche d’âge concernée, on a plus de chance de tomber sur ce genre de vidéo en allant sur Instagram que de faire une formation papier ou radio. Ça élargit le champ d’audience et ça touche plus de jeunes qui sont concernés. « 

Quels sont les retours que vous avez eus ?

« Les critiques qui ont pu émaner de ces vidéos ont été de ne pas avoir inclu des personnes de la communauté LGBT, et d’avoir à chaque fois placé des femmes victimes et des hommes acteurs. Comme nous devions répondre au cahier des charges du CIDFF nous avons choisi ce parti-pris car c’était une demande spécifique de l’association. »

« On est conscient que les hommes ou les personnes issues de la communauté LGBT reçoivent également des violences et nous espérons que ces vidéos sont des exemples et peuvent être transposées pour que chacun.e s’y retrouve « 

Pour visualiser le projet, rendez-vous ici.

A l’Unsa Education, nous soutenons ce type d’initiative. Lorsque les jeunes sont investis dans ce genre de projet, ils deviennent acteurs de la société. Les mots sont beaucoup plus parlants et les situations réelles. Ce type de collaboration permet d’ouvrir le regard de chacun pour chaque jour mieux se comprendre entre générations et ainsi mieux vivre ensemble.

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