Faire bouger la vision masculine des métiers

L’association « Elles bougent », en partenariat avec 250 entreprises, déploie chaque année quelque 500 actions touchant près de 30.000 élèves filles de collège, lycée ou de filières supérieures. Carolyn Assencio, déléguée régionale Bourgogne Franche-Comté de l’association, est aussi responsable communication et pilotage à l’Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports (ISAT). 

Quels sont les objectifs de « Elles bougent » ?

La représentation des métiers est déjà genrée en primaire. Au lycée, la moitié des lycéen.nes n’ont pas choisi leur orientation même s’ils reconnaissent être très informé.es. Les métiers d’ingénieur et de technicien sont très peu connus. L’association mène des actions de promotion, notamment auprès du public féminin avec des tandems Ecole/Entreprises. Ce sont 7.000 marraines professionnelles qui se déplacent dans les écoles du primaire et du secondaire. 

Quels sont selon vous les freins à l’intégration des filles dans ces métiers ?

Les stéréotypes viennent de tous les milieux : familiaux, sociaux et éducatifs. Ils commencent très tôt, c’est pourquoi nous organisons des rencontres avec des chercheuses en primaire ; elles vulgarisent les sciences pour les plus jeunes et permettent aux filles de se projeter dans ces métiers. Nous avons également une action d’immersion des collégiennes dans un projet avec des élèves ingénieurs. Cela leur permet de démystifier le travail d’un ingénieur et de rendre celui-ci plus abordable et concret. Nous souhaitons que les filles ne soient plus contraintes dans leurs aspirations, qu’elles aient un panel de métiers plus large à leur disposition.

Il faut dire aussi que les secteurs traditionnellement masculins souhaitent désormais intégrer des profils différents, dont les femmes, persuadées qu’ils innoveront grâce à cette diversité. D’où de nombreux stages et visites d’entreprise qui veulent, elles aussi,   faire bouger ces représentations.

Certaines actions sont-elles plus efficaces que d’autres ? 

Les journées d’immersion dans les écoles ou les entreprises avec un accompagnement d’étudiantes sont très efficaces. Les lycéennes s’aperçoivent que ces métiers techniques sont à leur portée. Malheureusement, nous manquons d’icônes médiatiques. Nous aurions besoin davantage de personnalités comme « Claudie Haigneré ». 

Pour aller plus loin: Comment éduquer à l’égalité Fille-Garçon ? : télécharger Questions d’Educ

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