Emois et moi

Nos émotions sont comme une boussole intérieure. Elles nous permettent d’ajuster notre vie. Lorsqu’un besoin n’est pas respecté pour soi, une émotion vient s’activer. Si cette émotion est étouffée, elle ressort de plus belle, jusqu’à ce qu’on y prête attention. Pour cela, le travail d’auto-empathie permet d’écouter l’émotion qui surgit et indique le besoin qui n’est pas encore assouvi. 

Le bien-être des personnels est fortement impacté actuellement. Les conséquences sur la santé des professionnels sont de plus visibles et des symptômes liés aux risques psychosociaux peuvent entraîner :

  • Une fatigue importante
  • Des troubles de la concentration de l’irritabilité, de la nervosité 
  • Des troubles du sommeil 
  • Des troubles musculo-squelettiques 
  • Des maladies cardio-vasculaires
  • De la dépression, de l’anxiété                                                              
  • Un burn-out 
  • Le suicide 

La société nous demande d’être dans l’action ne laissant que peu de place à l’être et à l’introspection. Pourtant, une méconnaissance des émotions entraîne une mauvaise gestion de celles-ci. 

Avant d’aider nos élèves à mieux gérer leurs émotions, nous devons apprendre à les gérer pour nous-mêmes pour commencer. Le processus tiré de la communication bienveillante, initié par Marshall B. Rosenberg, est un outil qui devrait être enseigné aux élèves et travaillé en formation initiale et continue pour tous les professionnels. 

Lors d’une situation conflictuelle, le processus de communication repose sur quatre étapes :

  1. L’observation précise et le constat conséquent des faits. 
  2. L’émotion que cela provoque chez les protagonistes.
  3. La demande concrète et négociable de chacun.
  4. Les avantages pour les deux personnes que cette solution apporte. 

Actuellement, les formations sur ce type de compétences sont rares, voire inexistantes. Les personnels désireux de se former travaillent par eux-mêmes. C’est regrettable que l’éducation nationale ne choisisse pas de s’emparer de ces compétences essentielles, pour le bien-être des élèves, mais également des personnels. 

Plus les personnels de la sphère éducative seront formés à cette pratique, plus la mise en place au sein des classes sera facile. Les relations humaines n’en seront que plus sincères et apaisées. 

Pour compléter:

Les risques psychosociaux (RPS) 

  • le stress
  • les violences internes commises au sein de l’établissement ou de la structure par des professionnels. (Harcèlement moral ou sexuel, les conflits, …)
  • les violences externes commises sur des professionnels par des personnes externes à l’établissement/la structure (insultes, menaces, agressions, …)

extrait de Questions d’Educ n°46 « Quel climat pour apprendre ? »

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