Agir contre les freins à la réussite scolaire et universitaire

  • L’entrave de l’insuffisance alimentaire

L’insuffisance d’alimentation lors du temps scolaire contribue aux difficultés d’apprentissage des élèves. Est il besoin de rappeler que l’alimentation contribue au bien être, à la bonne santé et donc à la mise en condition favorable pour apprendre ? Et pourtant tous les enfants et jeunes ne bénéficient pas de ces préalables. La privation de nourriture est un véritable problème tout comme la mauvaise alimentation. Nous revendiquons une politique sociale au bénéfice des élèves, des étudiants, des apprentis, portée par les services sociaux qui en sont les acteurs et les actrices essentiel·les. Pour se faire, le renforcement de leurs moyens est indispensable. L’UNSA Éducation s’oppose à tout système éducatif renforçant les déterminismes sociaux, genrés, culturels ou géographiques. Il est indispensable de lutter contre la pauvreté et ses conséquences néfastes pour que les besoins premiers des familles en situation de précarité soient satisfaits. 

La crise sanitaire a révélé au grand jour la précarité étudiante. Souvenez vous des files d’attente des étudiant·es pour des distributions alimentaires ; ces files nous obligent. Les difficultés financières d’une partie de notre jeunesse est une réalité. Et pourtant les politiques publiques ne sont pas à la hauteur. A peine un tiers des étudiant·es perçoit une bourse sur critères sociaux. Pour vivre ou survivre, les étudiant·es sont contraint·es d’avoir une activité salariée : le montant de la bourse est insuffisant ou ils/elles n’en perçoivent pas. Cela impacte directement les conditions d’études : une partie du temps et de l’énergie est consacré à un emploi qui remplit la fonction de « job alimentaire » et constitue un frein à la réussite. C’est pourquoi l’UNSA Éducation revendique l’instauration d’une allocation d’étude universelle. Cela permettra à tous et toutes de bénéficier d’un revenu et de se focaliser sur sa réussite. L’absence d’environnement favorable et de conditions matérielles satisfaisantes sont des freins qui doivent être combattus. 

  • L’inégalité du capital culturel

Facteur décisif pour la réussite scolaire et concept du sociologue Pierre Bourdieu, le capital culturel désigne l’ensemble des ressources culturelles dont tout un chacun dispose. Les sorties culturelles en famille, les débats lors des repas, les vacances avec les grands-parents, tout cela contribue à forger des compétences culturelles. Celles et ceux qui évoluent dans ces milieux plutôt favorisés, peuvent réinvestir dans leur scolarité des compétences acquises dans la structure familiale. Il y a donc un enjeu de démocratisation de la culture et de société pour donner les mêmes chances à tous les futur·es citoyen·nes.

La politique d’éducation artistique et culturelle est fondamentale pour permettre un accès à la culture du plus grand nombre en dépassant les acquis de la sphère familiale. 

Pour remédier au déficit de capital culturel de certain·es, plusieurs associations ont décidé de se regrouper en collectif en septembre 2019 pour favoriser le mentorat et lutter contre cette inégalité d’accès à la culture reproduite par notre système éducatif. Le mentor accompagne l’étudiant·e ou l’élève plusieurs années avec l’objectif de l’aider à cette ouverture sociale et cuturelle par des sorties et des rencontres, qu’il s’agisse d’évènements culturels ou de découverte de milieux professionnels, de soutien vers l’emploi etc.

Collectif mentorat à suivre par ici.

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