Godard à la lettre

Le récent décès du réalisateur Jean-Luc Godard est l’occasion de l’entendre, de voir et revoir plusieurs de ses films à l’affiche des meilleures cinémathèques et de se rappeler son goût immodéré pour l’écrit.

Jean-Luc Godard s’est fait notoirement connaître avec son premier long-métrage « A bout de souffle », un film où il a délaissé les scénarios les plus méticuleusement écrits pour laisser « vivre » sa caméra au rythme des errements du couple mythique Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo, dans une ode à la liberté retrouvée du cinéma. Feu le cinéma français de studio d’après-guerre pour un cinéma virevoltant, léger, quasi improvisé : tel était l’adage de la fameuse Nouvelle Vague.

Pourtant, quelques années plus tard, J.L.G. comme on l’appelle dans les milieux cinéphiles, affiche à l’écran un goût certain pour le lettrisme, les mots, les maximes, les sigles, les citations littéraires… Point culminant de cette passion du texte, « La Chinoise » sans doute, avec ces murs badigeonnés de slogans et de petites phrase choc dans l’appartement de cinq jeunes militants de mai 68.

On aimera aussi réentendre Brigitte Bardot susurrer à l’oreille de Michel Piccoli, dans le générique du « Mépris », chaque mot évoquant une partie de son corps. « Tu vois mes pieds dans la glace ? – Oui. – Tu les trouves jolis ? – Oui. Très. – Et mes chevilles, tu les aimes? – Oui. » Etc.

Et les films de Godard tu les aimes ? Pour ceux qui pensent « Oui », c’est le moment d’en profiter.

Au cinéma

  • 17 fois Jean-Luc Godard à La filmothèque du Quartier latin – Paris, jusqu’au 25 octobre

Sur internet

Sur Arte numérique

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