Utiliser l’écriture non discriminante, une habitude à créer

Parce que la langue reflète la société et sa façon de penser le monde, parce que c’est l’usage qui détermine les règles, parce que les mots ont un sens… s’engager de façon volontariste dans l’usage d’une écriture non discriminante n’est pas seulement cosmétique. On parle généralement d’écriture inclusive mais à l’Unsa-Éducation nous préférons “non discriminante” car “inclusive” sous-entend qu’il faudrait inclure les femmes, or, jusqu’à preuve du contraire, elles sont déjà là dans notre société en y ayant pleinement leur place !   

Changer ses habitudes est toujours un peu compliqué et rencontre des résistances mais c’est tout à fait surmontable surtout au regard des enjeux. Évidemment chacun peut aller à son rythme, tranquillement sans se faire violence. 

C’est moche, ça sonne mal  

En fait c’est éminemment subjectif et on a surtout cette impression parce que certains mots ou tournures sont inhabituels. C’est comme pour les nouvelles tendances de la mode, elles nous semblent d’abord laides parce qu’étranges, puis on s’habitue à force de les voir et enfin on les trouve stylées. 

C’est trop compliqué

Le point médian ne figure pas directement sur les claviers, et puis on ne sait jamais où le mettre. Chercher d’autres formulations est fastidieux, fait perdre du temps et de toutes façons le masculin est neutre en français… non ? En fait, il n’est pas perçu comme tel, sauf quand cela nous arrange pour ne pas avoir à chercher comment faire autrement.  

C’est illisible, surtout pour les dyslexiques   

C’est formidable cette attention toute nouvelle aux personnes ayant des difficultés pour lire et qu’on se rassure, l’écriture non discriminante ne se résume pas, loin de là, au point médian, qui lui-même ne dérange pas plus les lecteurs en difficulté que les parenthèses largement utilisées auparavant. 

En fait c’est facile il suffit de s’y habituer 

Féminiser les fonctions, titres et noms de métiers, éviter les termes “universels” masculins, utiliser la double formulation au féminin et au masculin, recourir aux termes épicènes et aux mots englobants… sont autant de réflexes à acquérir qui ne gênent absolument pas la lisibilité d’un texte. 

L’Unsa-Éducation vous donne des outils

Un guide clair et synthétique de la Fédération, appuyé sur les recommandations du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, vous donne en 6 étapes les clés pour une écriture non discriminante avec de nombreux exemples.   

Télécharger le guide d’écriture inclusive de l’UNSA Education

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