Un plan pour renouveler le secteur de l’animation

Une forte crise du recrutement met en difficultés les collectivités territoriales pour assurer l’encadrement des temps péri et extra-scolaires. Animation volontaire et animation professionnelle peinent à attirer les jeunesses. La secrétaire d’état à l’engagement et à la jeunesse a proposé des « assises de l’animation » qui se concluent sur un plan en 25 mesures pour un renouveau de ce secteur d’activité, indispensable à la continuité éducative.

Trois objectifs au plan « Pour un renouveau de l’animation en accueils collectifs de mineurs » sont fixés par les pouvoirs publics pour répondre aux difficultés actuelles :

  • Pour les enfants et les familles, garantir une qualité optimale des accueils collectifs de mineurs,
  • Pour les animateurs, améliorer les conditions de formation et d’emploi, que l’on soit un jeune engagé dans l’animation pour une période courte ou un professionnel,
  • Pour les opérateurs publics et privés des accueils collectifs de mineurs, solidifier les modèles économiques et soutenir l’ambition éducative.

Le plan prévoit des mesures différenciées pour deux types d’animation. L’animation volontaire, qui concerne surtout des jeunes qui se forment avec un BAFA et/ou un BAFD. L’animation professionnelle qui est un métier auquel on peut se former et se diplômer par le BPJEPS, notammentOn peut donc s’engager ponctuellement dans l’animation, et valoriser cette expérience dans un parcours d’orientation, ou en faire son métier.

Pour 2022, le plan représente un investissement de l’État à hauteur de 64 millions d’euros dont, principalement : 

  •   53 millions d’euros à destination des collectivités territoriales qui initient un Plan mercredi ; 
  • 5 millions d’euros pour la formation de 30000 jeunes au BAFA, dont 10000 volontaires du service civique ; 
  • 4 millions d’euros pour la formation de 2 500 animateurs professionnels non- diplômés. 

Pour porter les mesures de moyen et longs termes, le plan prévoit la création d’un Comité́ de filière Animation. Celui-ci aura la responsabilité́ de la « feuille de route » du plan et conduira, pour cela, les concertations entre les acteurs du secteur qui permettront de faire émerger des solutions de consensus dans la durée. 

L’UNSA Éducation reconnaît le rôle éducatif complémentaire entre l’école et l’animation socioculturelle, l’Éducation populaire, la culture, la pratique des activités physiques et sportives pour tous les publics. Elle reconnaît également le rôle éducatif des professionnels agissant dans le secteur médico-social. Le secteur de l’animation a été oublié des politiques publiques pendant de nombreuses années, tout comme l’éducation populaire dans sa globalité. Ce plan tardif est néanmoins bienvenu, s’il s’inscrit dans la durée et tient ses promesses de renouveau.

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